Quand l’écriture libère les maux et renforce l’abstinence à l’alcool

Quand l’écriture libère les maux et renforce l’abstinence à l’alcool

Auto-présentation de Nathalie DUPUY (nom d’auteure : JEAN), ancienne alcoolo-dépendante, auteure du roman autobiographique « Amédée Gladys »

Le 1er verre

Ce n’est qu’à 19 ans, que je bois mon premier verre d’alcool.
Très vite, j’en ressens un bien-être, de la détente, de l’euphorie.
Très tôt, je sais que je ne consomme pas l’alcool comme tout le monde.
Quand mon entourage boit un verre, je ressens la nécessité d’en boire trois.

Quand l’alcool devient un anti-douleur

Dans la même année, je rencontre le père de ma fille. Rapidement, le conte de fées se transforme en cauchemar. Je découvre que cet homme que j’aime est volage. Je reste malgré tout avec lui, tout en souffrant, car je l’aime profondément. Chaque jour, cette souffrance me fait de plus en plus mal.
Il m’est vital de trouver une solution pour l’apaiser. Tout de suite l’alcool devient mon anti – douleur.

EXTRAIT DU LIVRE DU TOME I

Après cet épisode, je me sens mal et j’ai besoin de me détendre. D’habitude, je ne consomme de l’alcool qu’en compagnie de Louis mais, ce soir-là, je suis effondrée et je ne peux l’attendre.Je me rends donc à l’épicerie la plus proche et j’achète une bouteille de whisky. J’ai remarqué que cet alcool me détend très vite.

« C’est ce qu’il me faut! me dis-je. Cet élixir va me faire du bien ! »

Il est environ dix-huit heures trente quand je rentre à l’appartement, avec ma bouteille. Je bois un premier verre. Je suis toujours sous le choc de la visite de la jeune inconnue mais je me sens plus apaisée. Je me sers un deuxième verre.

Il est dix-neuf heures. Lois n’est toujours pas rentré. J’en suis à mon troisième verre…

21 ans d’alcool

La honte m’empêche de consulter un médecin.
Ma consommation d’alcool est solitaire et excessive.
C’est l’épuisement qui me fait prendre conscience qu’il est grand temps que je me fasse soigner après 21 ans de consommation excessive d’alcool.

Ma solution : zéro alcool !

En 2008, cure, médicaments, psychologue, sophrologie et groupe de paroles physiques sont là pour me rétablir.
En 2009, seuls, les groupes de paroles physiques restent MA solution dans mon rétablissement et me sont très salutaires.
Mes clés pour un zéro alcool : l’écriture, la parole, et au quotidien changer mes comportements qui me sont auto-destructeurs.
Cela fait 11 ans et 67 jours aujourd’hui que je n’ai plus une goutte d’alcool dans le sang.

EXTRAIT DU LIVRE DU TOME II

Après mon avortement, je subis le contrecoup du départ de Louis, qui s’est fait la malle avec la moitié de nos économies… (…)

(…) Mais toutes ces épreuves sont difficiles à surmonter seule. J’ai besoin d’aide et, hélas, je la trouve dans l’alcool. Certes, mes proches m’aident sur le plan matériel, ce que me mère ne manque jamais de ma rappeler à la moindre occasion, mais c’est d’un soutien psychologique que j’ai besoin. Et seul mon élixir, comme j’aime à l’appeler, semble pouvoir m’apporter du réconfort. Quand je bois, ma souffrance intérieure s’atténue… même si cette sensation d’apaisement ne dure que quelques heures, malheureusement…

Si le parcours de Nathalie DUPUY vous intéresse, retrouvez son roman autobiographique « Amédée Gladys » aux éditions Sydney Laurent ici

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